Le pouvoir du pardon

Bien souvent, les personnes ayant souffert éprouvent une grande difficulté à pardonner.

Or, le pardon commence par Soi.

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1. Pardonner ne signifie pas excuser !

J’entends régulièrement : « Ce qu’il/elle a fait est inexcusable ; jamais je ne pourrai lui pardonner ! »

Pardonner ne signifie pas excuser le mal ou les actes mais pardonner la personne. Les actes sont ce qu’ils sont, ayant causé du tord. En revanche, il existe systématiquement une intention positive cachée derrière tout comportement. 

2. Une intention positive derrière tout comportement :

Il s’agit d’un bénéfice retiré, motivant un comportement répété.

Exemple : un mari violent bat sa femme à cause de l’alcool.
Sentiment d’impuissance et croyances limitantes => stratégie d’évitement => fuite des responsabilités et victimisation => (comportement) Alcoolisme => (comportement) violence => (illusion du) pouvoir => déculpabilisation pour ne pas à avoir à affronter ses peurs…

2e exemple : Une enfant de 10 ans continue de mentir à tout va, malgré les remontrances de ses parents et de ses camarades et maitresse. Le mensonge n’est que l’effet d’un problème antérieur.

Manque de confiance en soi => les autres, la vie = danger => Peur de dire la vérité et d’assumer sa vraie nature/personnalité => Mensonge => refuge sécurisant car le monde extérieur est dangereux, pas très rassurant

Le besoin de sécurité est primordiale pour cette enfant. Le mensonge la sécurise et elle peut ainsi façonner son monde virtuel au gré de ses besoins

3e exemple : le sentiment d’être coupable d’être responsable si quelque chose tourne mal

Culpabilité => accusation morbide envers soi même pour une faute imaginaire => victimisation => attendrir l’autre et attirer sa compassion => sentiment de toute puissance dissimulée : la personne croit qu’elle a le pouvoir d’empecher tout problème extérieur. En rejetant la faute sur elle, elle se punit pour une faute imaginaire puisqu’elle se croit capable d’agir à distance sur le monde extérieur.

3. Loi de cause à effet :

Quand une personne cause du tord à autrui, se fait d’abord du mal à elle même. Bien qu’elle puisse en ressentir un bénéfice personnel, elle n’en retirera jamais de paix – en dépit de certaines injustices ou d’une assise sociale qui semble la mettre hors de danger.

Une personne malveillante est en proie au désarroi, à la peur et à la colère, à la confusion sur son role et son identité, sur ses valeurs et capacités. Toujours sur le qui-vive, elle sera suspicieuse, jalouse, tombant dans les abus et addictions pour compenser un manque de pouvoir et d’amour véritable.

N’est-elle pas à plaindre ? Ne pourrions-nous pas avoir plutot de la compassion pour elle ? C’est cher demandé à une victime, bien sûr. Vous pouvez vous consoler en vous disant que cette personne n’est pas heureuse.

De plus, on récolte tous ce qu’on sème.

4. Par Donner :

Pardonner = Par donner. « Donner par » : le DON.

J’aimerais vous poser une question :

Quelle joie y a t-il à rester enfermé dans sa rancœur ? Quel bienfait ?

5. 4 mots magiques : Ho’oponopono (prière hawaïenne)

« Je t’aime, je te demande pardon, je suis désolé, merci »

Répétez-vous ces mots là en pansant/pensant à Vous, à l’autre, à la situation autant de fois que vous en ressentez le besoin.

Ho_oponopono

Pourriez-vous réfléchir à votre expérience différemment ? Par exemple, pourriez-vous envisager de reprendre les rennes de votre vie, à commencer par vos pensées ? Pourriez-vous avoir envie de retraiter un traumatisme, une émotion négative ou une croyance limitante sur vous-même ou la vie ?

Rappelez-vous :

  • Nous ne cheminons pas tous sur le même chemin, notre degré de conscience varie d’un individu à l’autre. Lorsqu’il y a eu faute, il y a eu manquement à l’amour et à se déclinaisons (compassion, foi, paix, joie, respect…).
  • Toute expérience est porteuse de croissance : la faute est donc une occasion d’expérimenter de quelle façon l’être va trouver la solution pour se mettre en accord avec son âme, les autres, la vie, l’univers…
  • Faire preuve de sagesse revient à voir la lumière chez l’autre, non ses zones d’ombre
  • Juger l’autre revient à se juger et à se condamner sans autre forme de procès
  • Si vous connaissez l’auteur de la faute commise, vous savez d’instinct quelles leçons ne sont pas encore acquises chez lui-elle. Se le remémorer, en prenant du recul, vous permettra de voir l’autre et la situation sous un jour différent.
  • Quel est le message caché derrière l’expérience ?

 

Quel don pourriez-vous (vous) faire ?

– Celui de la compréhension des mécanismes qui peuvent conduire quelqu’un à mal se conduire et à violer ainsi les lois morales. Sachant par ailleurs que le mal commis engendre le mal pour son auteur

– Don d’amour pour accepter que l’autre puisse s’égarer, ne pas savoir que le mal causé retourne à soi par effet boomerang.

– Don de soi dans le sens d’oser se pardonner pour ce qu’on croit avoir manqué, ou pour le chemin qui nous a conduit à vivre une expérience douloureuse.

– Vous autoriser à aller de l’avant sans rester verrouillé dans les stigmates de la douleur ; la douleur ne vous propulsera pas en avant ; au pire elle engendre la « mal-a-dit« 

– Don de libération du juge-ment et de la condamnation à perpétuité – sortez de votre geôle infernale !

 

Se pardonner libère du courroux, de la honte et de l’effet corrosif de la culpabilité.

En pardonnant, vous vous libérez d’abord avant de libérer l’autre. Les cordons de la peur, de la colère et de la culpabilité tombent. Vous redevenez maître de votre Vie.

 

Il est une chose fondamentale à savoir : vous n’avez pas la capacité de maitriser tout ce qui arrive – et encore moins la capacité de maitriser l’autre. 

Pensez-vous pouvoir influencer le libre-arbitre d’autrui ou toutes les circonstances de la vie ? Ce sentiment de toute puissance sur les évènements et sur l’auteur d’une faute est une autre illusion de l’esprit. Le livre « Au diable la culpabilité ! » de Yves Alexandre Thalmann pourrait vous aider dans cette démarche et vous pourriez y trouver un cas de culpabilité ressemblant au votre.

Ce qui est fait, est fait. Vous pouvez en revanche vous pardonner en comprenant que vous n’avez fait qu’expérimenter quelque chose qui porte un message sur vous-même. Quand vous aurez réalisé et intégré tout cela, vous pourrez regarder l’autre sous un autre angle, ainsi que vous même.

Pardonnez-vous bien ! 🙂

Avec amour,